Une petite commune rurale en Ille-et-Vilaine
Montreuil-des-Landes
Bernard Berhault a franchi le Général pour nous conter l'Histoire de sa commune d'origine.
Une petite commune rurale en Ille-et-Vilaine
Montreuil-des-Landes
Bernard Berhault a franchi le Général pour nous conter l'Histoire de sa commune d'origine.
Madame, Monsieur,
Vous êtes bien cordialement invité(e)(s) à participer nombreux à la messe annuelle célébrée à la Chapelle Saint-Clair de l’Hermitage, au Pont Dom-Guérin en La Bazouge-du-Désert, le:
Dimanche 31 mai 2026, à 17 h
Le Père Bernard Heudré, président d’honneur de notre Société, ne pouvant plus assurer les célébrations dans nos chapelles, la messe sera dite par le Père Bénigne IKANI, curé de la paroisse Saint-Martin-du-Désert qui regroupe les communautés paroissiales de Louvigné, La Bazouge, Landéan, Monthault et Parigné.
Vendredi 5 juin 2026, à 20 h 15, aux Ateliers
Salle des conférences
Notre collègue, M. Daniel HEUDRÉ, évoquera une figure peu connue du Pays de Fougères :
Le père Jean FLEURY,
Un enfant du Pays, grande figure nationale
Jean Fleury est le premier en France à être nommé Juste parmi les Nations, en 1964. Né le 21 févier 1905 à La Selle-en-Luitré, il devient prêtre et rejoint l’ordre des Jésuites. Il est affecté à Poitiers. En mai 1942, il s’occupe du camp de la route de Limoges, où sont internés nomades, gitans et tsiganes. En 1943, il trouve des lieux de survie pour des femmes résistantes communistes, qui ont remplacé des nomades dans le camp. Enfin, il seconde le rabbin Elie Bloch, au sein du camp juif, situé à proximité du camp des nomades, et réussit à faire sortir de nombreux enfants juifs et à leur trouver des familles d’accueil.
En septembre 1944, il obtient la libération de la ville par la reddition sans combat de l’occupant, alors que les maquis s’apprêtent à combattre la garnison allemande. En mai 1945, il utilise des cars de la société des Rapides du Poitou afin d’aller chercher des déportés du camp de Dachau. Il décède le 4 décembre 1982.
Cette conférence est ouverte au public, vous pouvez bien entendu y amener vos amis.
Jean Fleury est le premier en France à être nommé Juste parmi les Nations, en 1964. Né le 21 févier 1905 à La Selle-en-Luitré, il devient prêtre et rejoint l’ordre des Jésuites. Il est affecté à Poitiers. En mai 1942, il s’occupe du camp de la route de Limoges, où sont internés nomades, gitans et tsiganes. En 1943, il trouve des lieux de survie pour des femmes résistantes communistes, qui ont remplacé des nomades dans le camp. Enfin, il seconde le rabbin Elie Bloch, au sein du camp juif, situé à proximité du camp des nomades, et réussit à faire sortir de nombreux enfants juifs et à leur trouver des familles d’accueil.
En septembre 1944, il obtient la libération de la ville par la reddition sans combat de l’occupant, alors que les maquis s’apprêtent à combattre la garnison allemande. En mai 1945, il utilise des cars de la société des Rapides du Poitou afin d’aller chercher des déportés du camp de Dachau. Il décède le 4 décembre 1982.
Cette conférence est ouverte au public, vous pouvez bien entendu y amener vos amis.
Mon maitre en Sorbonne, M. Charles Jacob, nous disait il y a déjà bien longtemps : " Cherchez, cherchez, vous trouverez toujours quelque chose. Ce ne sera jamais ce que vous cherchez, mais quelle importance puisque vous aurez trouvé... " Ainsi, en octobre 1972, parti à la découverte de documents sur l'agriculture chez les marchands de vieux papiers et d'autographes, je suis tombe sur un amusant dessin de DEVERIA et qui, en outre, intéressait l'histoire de Fougères au XVIIe siècle avec les miracles de l'abbé Poussinière. Bien entendu, je récupérai ce manuscrit et j'ai aujourd'hui le plaisir de vous le présenter. Trois questions viennent naturellement à l'esprit : quel est ce dessin ? Qui est Achille Devéria ? et qui est l’abbé Poussinière ? Je voudrais répondre brièvement à ces trois questions, en espérant que mes réponses sauront retenir votre attention. Ce dessin à la plume, daté de 1855, de couleur vaguement sépia, représente un prêtre en soutane retroussée, serein mais l'œil mystique, emportant dans les airs un quidam épouvante. Le chapeau à trois cornes de celui-ci tombe, tandis que les deux hommes, habillés à la mode Louis XV, viennent de frôler un clocher pointu et penché. Le paysage est méconnaissable. Une ville basse fortifiée s'étend dans la vallée. Sur une falaise mouvementée, une ville haute montre quelques clochetons et maisons derrière de belles murailles. Le dessin est d'une grande finesse et particulièrement harmonieux dans le style romantique du XIXe siècle. Il était destiné à une revue hebdomadaire « L'ami de la maison » pour illustrer un article sur l’abbé Poussinière et la gravure a paru en couverture le 22 mai 1856, mais inversée, le clocher étant à droite et non à gauche, suivant le procédé classique de la lithographie. « Il s'agit bien entendu d'un dessin de composition. Mais dans l'imagination de l'artiste on peut y voir le clocher de Saint-Sulpice, les quartiers du Nançon, toutefois sans le château et le bourg de Saint-Léonard fortifie et campe sur son rocher. Cette hypothèse est vérifiée par une légende autographe de huit lignes qui est la suivante : Comment un clocher des environs de Rennes est devenu penché ? "L'abbé Poussinière étant un jour à Fougères, rencontra un de ses amis qui l'invita à diner avec lui. Impossible dit l'abbé, je dine à Rennes aujourd'hui. A Rennes, reprit son interlocuteur, tu n'y penses pas, il est quatre heures et demie et d'ici Fougères, il y a huit bonnes lieues. Bah ! répartit l'abbé, c'est l'affaire de cinq minutes, veux-tu venir avec moi ? Mets ton pied sur le mien, et tu vas voir. Et ce disant l’abbé lui tend son pied et l'ami, croyant rire, y pose le sien, mais a sa grande terreur l’abbé l'empoigne, puis fait un bond et les voilà partis, traversant l'espace avec la rapidité de la flèche. Or, le compagnon peu expérimenté ayant fait un faux mouvement, heurte violemment le faite d'un clocher qui reste depuis incliné comme on le voit encore aujourd'hui. Ce fait est consigné tout au long dans les pièces du procès de l’abbé Poussinière qui, convaincu de sorcellerie, fut comme tel brûlé vif à Rennes au XVIII siècle". Le sommet du clocher de l'église Saint-Sulpice resta longtemps tordu par les caprices du temps mais depuis, des travaux de restauration lui ont fait retrouver sa rectitude. Et nous ne retiendrons pas quelques inexactitudes de Devéria qui place Rennes à 32 km seulement de FOUGERES et qui se trompe d'un siècle sur le procès de l'abbé Poussinière. Cette anecdote extraordinaire est-elle seulement du domaine légendaire ?
![]() |
| Le dessin d'Achille DEVÉRIA |
Madame, Monsieur,
Nous avons le plaisir de vous inviter à assister à la prochaine conférence qui aura lieu le :
Vendredi 10 avril 2026, à 20 h 15, Centre culturel des Urbanistes
Salle Ernest-Feuvrier
M. Philippe MOUAZAN, écrivain, musicien, chanteur, auteur-compositeur bien connu au Pays de Fougères, nous présentera son dernier ouvrage publié en 2025 :
Yacinthe PILORGE,
le porte plume de Chateaubriand
Un destin extraordinaire. Yacinthe Pilorge est né à Fougères le 14 février 1795. Aîné d’une famille de quinze enfants, il apprend à lire et à écrire et se fait embaucher chez Madame de Chateaubourg, sœur de François-René de Chateaubriand, qui l’engage comme secrétaire en 1818. Yacinthe Pilorge accompagne l’écrivain malouin dans toutes ses ambassades et dans de nombreux ministères : Londres, Berlin, Rome, Vérone… Il est surtout le principal artisan des transcriptions des « Mémoires d’Outre-Tombe ».
Du 51 de la rue de Rillé, à Fougères, à la rue de Grenelle à Paris où il meurt le 28 mai 1861, Yacinthe Pilorge nous entraîne dans la véritable aventure qu’est son ascension sociale dans cette première partie de ce XIXème siècle, riche en rebondissements.
Philippe Mouazan, avec son humour naturel, nous contera quelques anecdotes sur Chateaubriand à la Sécardais où il venait avec sa sœur Lucile, sur Victor Hugo et Juliette Drouet, voisine de Pilorge rue de Rillé ou encore sur la rencontre de Yacinthe au café du Grenadier à Londres avec Wellington, le vainqueur de Waterloo…
La soirée est ouverte au public et s’adresse à toutes les personnes intéressées, adhérentes ou non.